~¤ Qui sait, peut-être qu'un jour, tout ça vaudra de l'or... uhm ¤~

Vous êtes vous déjà demandé ce qui se passe dans la tête de Marion (ou Mayo, est-ce la même?)? Je suis sûre que chacun s'est posé la question au moins une fois. Eh bien voilà. Voilà ce à quoi pense Marion, durant quelques minutes de la journée (ne croyez pas que je vais tout vous révéler, ce serait trop simple), lorsqu'elle a un blocage, lorsqu'elle sourit sans raison apparente et lorsqu'elle répond à un "Qu'est ce qu'il y a?" par un "Oh rien... " mais tellement, en fait.

Voici ce qui se passe dans la tête d'une fille qui ne s'arrête pas à la surface des choses, qui ne voit probablement pas la même chose que le commun des mortels (non, je ne m'attribue pas de dimension divine... je suis narcissique, mais pas à ce point). Est-ce intéressant? oh ça... sans doute chiant pour les gens qui ne veulent surtout pas penser, au risque d'entacher leur petit bonheur, et sans intérêt pour ceux qui préfèrent s'amuser innocemment. Mais vous, vous que j'autorise à me lire et à me laisser des commentaires, je sais que vous n'êtes pas comme ça. Et quand bien même ce que j'écris vous emmerde, dites vous que je vous emmerde encore plus^^


"A force de te casser la gueule, tu finiras bien par tenir debout"
"Le papillon n'a pas tellement la force de l'habitude"
"Il est peut-être libre, n'empêche qu'il est enfermé..."

=> "j'vais le noter" (dixit Pilla) Au moins une que ça intéressera^^


Réponses:

@Kevin:
De une, non! je ne m'inspire pas de toi. J'y songeais depuis quelques jours, mais je n'en disais rien, il n'aurait pas été question que vous m'y poussiez dès l'instant où j'aurais ouvert la brèche^^. Et pour la déco... c'est la seule que je trouve belle, parmi les sombres, et tu sais qu'un blog coloré ou clair ne me correspondrait pas. Et de deux, c'est Renaud qui a dit: "Le fait que ce bonheur ne soit pas partagé par l'humanité entière, ça me pourri mon bonheur, ça pourri ma vie, ça me gâche ma vie, tant qu'il y aura un chien malheureux sur cette planète, je pourrais jamais être le plus heureux des hommes".



~¤ Qui sait, peut-être qu'un jour, tout ça vaudra de l'or... uhm ¤~

# Posted on Sunday, 23 March 2008 at 10:54 AM

Edited on Tuesday, 25 March 2008 at 5:26 PM

~¤ A partir de quand devenons-nous des êtres pensants? ¤~

~¤ A partir de quand devenons-nous des êtres pensants? ¤~
Lieu: Chez ma s½ur, à Esnes.
Entourage: Ma s½ur, mon beau-frère, ma mère, mon filleul (28 mois), mon neveu (10 mois), un poulet.
Contexte: "Tu parles pas... t'as l'air fatiguée" "Ouais... je suis fatigué, c'est ça"

Ça a commencé lorsque je suis arrivée. Vous savez, mon beau-frère est militaire, et lors d'un mois sur le terrain, ils avaient une formation pour tuer un poulet de leurs propres mains, et le manger avec les moyens du bord. Bref. Il en a sauvé un et l'a ramené chez lui. Le poulet est dans leur cour l'après-midi et dans les dépendances la nuit. Et en arrivant, comme à chaque fois depuis qu'il est là, on l'a trouvé sur l'appui de fenêtre à regarder à l'intérieur de la maison. On l'a caressé (juste adorable) et on lui a parlé, du genre "t'es encore dehors mon pépère, ils te laissent tout seul hein?" et il faisait des bruits de poulet en guise de réponse. Ça peut paraître idiot hein, de parler à un poulet... un poulet que l'on peut voir au moins une fois par semaine dans notre assiette, sous différentes formes. N'empêche que ce poulet, animal le plus bête qui soit à ce qu'on dit (après l'autruche, quand même...), ce poulet est attaché à la famille qui l'a sauvé et adopté. Il fait des câlins à mon petit filleul Olivier, il lui picore doucement les cheveux sans lui faire mal, il frotte son cou contre lui.
Puis ça s'est poursuivi à l'intérieur. Mon beau-frère avait son fils Tom, 10 mois dans les bras. Le petit me regardait en souriant avec un air coquin, il se penchait vers moi, alors je lui ouvrais les bras "tu viens?" et il se recollait contre son père en s'agrippant à lui et en se tapant des barres. Il m'a fait ça une dizaine de fois. Un bébé de 10 mois me narguait tout à fait consciemment. Comment pourrait-il en être autrement? C'est un stratagème qu'il avait mit en place pour se rendre intéressant, pour rire et faire rire, ça l'éclatait de me faire croire qu'il voulait venir dans mes bras sans jamais me donner satisfaction.

Tout ça pour quoi? On dit que l'homme est un être pensant, dans le sens où il est le seul être au monde à être doté d'une raison, et à savoir en user. Les bébés n'ont pas encore développé leur raison, il paraît qu'un enfant n'acquiert une conscience qu'à partir de l'âge de 3 ans, 2 ans au plus tôt. Les animaux en sont parfaitement exclus, évidement.
Pascal disait, dans ses Pensées: "L'homme n'est qu'un roseau, le plus faible de la nature; mais c'est un roseau pensant. Il ne faut pas que l'univers entier s'arme pour l'écraser : une vapeur, une goutte d'eau, suffit pour le tuer. Mais, quand l'univers l'écraserait, l'homme serait encore plus noble que ce qui le tue, puisqu'il sait qu'il meurt, et l'avantage que l'univers a sur lui, l'univers n'en sait rien."
Quand est-il alors des animaux et des bébés? Un poulet capable d'affection et de reconnaissance, et un bébé capable de moquerie. On dira qu'ils ne pensent pas, que ce ne sont pas des individus rationnels et que l'affection du poulet n'est qu'une imagination de ma part, et la moquerie du bébé, une coïncidence extraordinaire. Bien sûr, ça ferait du mal à l'homme de reconnaitre qu'en dehors de sa raison, il peut exister des équivalents pour les animaux ou les enfants, qui peut-être seraient supérieurs à la rationalité. Pourquoi supérieur? Parce que ce qu'a l'animal, c'est un instinct. Un instinct de survie, un instinct d'amour, une habitude, qui lui fait reconnaitre et affectionner la personne qui le soigne et le nourrit. Ce qu'a le bébé, c'est une raison en voie de développement, qui fait que durant cette période, il garde de son innocence. Un jour, ma prof de méthodo m'a dit que l'homme n'a pas d'instinct, il a en revanche une raison, et c'est ce qui fait qu'il est capable de bien plus de cruauté qu'un animal.

Le bébé ne pense pas, l'animal ne pense pas... ils sont incapables de calcul, de mépris, de manipulation, de jugement. On aura beau dire que la raison surpasse tout, pour moi il y a une chose bien supérieure à la raison: l'authenticité des sentiments... et "y'a pas": on ne retrouve ça que chez les animaux et les bébés... c'est tellement plus sincère, tellement plus beau... tellement mieux!

# Posted on Sunday, 23 March 2008 at 6:16 PM

Edited on Tuesday, 25 March 2008 at 5:26 PM

~¤ Une écriture automatique, pour me dire ce que je ne me dis pas...¤~

~¤ Une écriture automatique, pour me dire ce que je ne me dis pas...¤~
Lieu: Bâtiment L, sur les marches... il pleuvine, je vois les gouttes atterrir sur la page: rien à foutre
Entourage: Un piaf
Contexte: Attente...

Et oui, j'ai essayé... ça ne marche pas. Je ne réfléchi certes pas à ce que je vais écrire, je ne fais aucune pause, j'écris aussi vite que possible sans m'arrêter mais... le vide préalable ne se fait pas. Pas encore assez forte, encore trop terre à terre, humaine, trop humaine, laissez moi m'envoler! Non, ça ne marche toujours pas... voici la troisième, pas mieux que les deux autres...

Peur de décevoir. Pourquoi tout ce mal? Cette souffrance occasionnée, produite pour ainsi dire... pourquoi cette angoisse, ce besoin de perdre quand on a tout à y gagner? Pourquoi toujours plus? Masochisme.
Et le
bonheur: une voiture, un papillon, une fleur... la beauté, la liberté? Le bonheur, quel est-il? et le mien? M'y refuserais-je? N'y crois-je simplement plus, faute de l'avoir rencontré? Refouler le bonheur qui se présente... perdu le fil, on reprend.
Une por
te, un espoir, une angoisse... toujours une promesse. Une ligne, un code, une attitude à prendre. L'attente fait perdre tout possible. Encore perdu le fil, manque de concentration; puis-je y arriver? à trop faire le vide, je n'aurais plus rien à lui dire. Et pourtant... besoin de souvenirs, encore un. Encore un regard, un geste, une parole, un souvenir encré dans ma mémoire, que j'oublierais... comme tous les autres.
Be
soin d'un nouvel espoir. J'ai oublié. Rappelez moi. Renvoyez moi à travers vous la confiance que j'ai perdu en moi-même; donnez moi une dernière fois ce que vous avez vous-même produit, je ne saurais le perdre, pas maintenant, il est trop tard...
Be
soin de moi comme besoin de vous... le point discriminant? mon possible: mon génie > vous.

# Posted on Tuesday, 17 June 2008 at 12:48 PM

~¤ D'un prétendu droit de mentir par humanité... ¤~

~¤ D'un prétendu droit de mentir par humanité... ¤~
Oh oui, Kant ! Kant, notre modèle de perfection absolue, notre pauvre enfant incapable de dire autre chose que la vérité. Sauf que Kant était un homme, nous sommes des hommes (enfin, jusqu'à preuve du contraire, ça peut arriver... ça arrive !) et un homme, ça pense (oh oui, Pascal, Descartes !! [Oh non !!]), ça réfléchit, ça calcule (je persiste et je signe) et là se situe le point discriminant du passage de l'enfance à l'âge adulte. Pourquoi, là où un enfant est incapable de mentir, là où il est AUTHENTIQUE, comme je le disais précédemment... pourquoi l'homme, lui, en est-il incapable ? Et que même la personne qui se dit la moins calculatrice au monde, se retrouve à mentir, elle aussi, ou tout au moins, à cacher une vérité ? Qui n'est autre chose qu'un mensonge, il faut en convenir. Parce que là où l'enfant apparaît véritablement, à chaque instant, tel qu'il est, car il n'a aucunement conscience de ce qu'il pourrait être autrement, l'adulte, tout juste entré dans son âge, et là, je cite Pasolini, qui nous conseil : « être vous-même, c'est-à-dire continuellement irreconnaissable ». On peut envisager cette phrase de diverses manières, néanmoins, je retiendrais l'interprétation qu'en a fait un jeune chercheur, qui m'a fait découvrir cette phrase lors d'un colloque : être soi-même... n'est-ce pas là le plus merveilleux des oxymores lorsque l'on associe ce groupe de mots au concept d'homme ? Être soi-même alors même que le mensonge est entré dans notre vie, qu'il nous entoure continuellement, sous toutes ses formes, et parmi la plus répandue : l'hypocrisie. Être soi-même dans un monde borné par les apparences, où chacun joue un rôle sur cette immense scène, dans cette immense représentation constante ; où chacun joue un rôle, et peut en changer, selon les situations, les personnes, le contexte, ce que l'on attend de lui. Ce n'est pas tant que l'homme ne peut pas savoir qui il est vraiment... mais s'il veut être lui-même, il doit alors devenir « irreconnaissable ». Pourquoi ? Simplement car apparaître tel que l'on est, c'est s'exposer aux pires dangers, car cette attitude est trop rare en ce monde, et mieux vaut un mensonge pour préserver la vérité sur soi-même, au risque d'avoir à se justifier. Et c'est sans doute en ce sens, que lors de ce même colloque, ma chère madame Cohen-Halimi avait fini par dire, que « devenir enfant, c'est le destin de l'adulte ». Autrement dit, que de devenir sincère et véritable est le destin, l'aboutissement que doit connaitre cet homme plein de vices, qui produit des mensonges pour les cacher, en place et lieu de les assumer pleinement. Devenir authentique, voilà notre destinée. En attendant, qu'en est-il ?

On en est to
ujours au même point... depuis Platon, ça n'a pas changé. La vérité est toujours aussi difficile, là où un mensonge est tellement plus simple. Pourquoi se compliquer la vie à apparaître tel que l'on est et à s'assumer pleinement alors que l'on peut mener une vie insouciante à cacher ce que l'on fait, à adapter ce que l'on pense réellement à ce qu'il est convenable de penser, à apparaître tel que l'on devrait apparaître pour « foutre la paix » aux autres ? Pourquoi devrions-nous le faire ? Parce qu'on ne vit pas dans un rêve, parce qu'on n'est pas dans un tableau où tout est parfait, où tout le monde est à la même taille... parce qu'on n'est pas dans un film où une femme, plus petite que l'homme, au moment du baiser se retrouve tout à coup pile à sa taille pour que le champ soit parfait, parce qu'on l'a montée sur échasses (et ouais, ça se fait, il fallait regarder ONPC cette nuit, Foresti l'a dénoncé). On vit dans un monde, dans une réalité qu'il faut accepter comme telle et évoluer au mieux à partir de ce qu'elle est, et agir de telle sorte que notre petit monde devienne tel qu'il pourrait être et non tel qu'on voudrait qu'il soit, et pour cela il faut partir de lui, il faut partir de soi. Et partir de cela, c'est partir de la vérité et vivre avec elle. Là beaucoup considèrent qu'un mensonge ne fait pas de mal tant qu'il reste caché, je suis désolée de leur dire que la vérité l'emporte toujours, et que lorsqu'elle éclate, il n'y a pas pire qu'une vérité cachée pendant un certain temps, qu'une vérité assumée directement. La vérité fait mal ? Tentez donc la vérité révélée à contre coup. Ce sentiment de trahison, ce sentiment de s'être fait prendre pour un con pendant des jours, des semaines, des mois, voir des années... et parfois même toute sa vie. Mentir, c'est produire de la croyance : faire croire à quelqu'un qu'il peut vous aimer alors qu'il ne le devrait pas, faire croire à quelqu'un qu'il peut vous faire confiance alors que vous le trahissez à chaque seconde, faire croire à quelqu'un que tout va bien quand tout va mal, et à plus grande échelle... faire croire aux hommes qu'ils sont libres et égaux alors qu'ils sont asservis et manipulés toute leur vie.

Sortons donc de la caverne, nous y verrons plus clair. Certes, ça fera mal aux yeux, sur le coup... je préfère avoir mal aux yeux une fois plut que de passer ma vie dans le noir, au point d'en perdre définitivement la vue. Quand on a les yeux bleus, c'est quand même dommage, non ?


P.S. Non, je ne suis pas parfaite... j'ai menti, beaucoup même, on m'a menti... j'ai souffert et j'ai fais souffrir, et simplement : plus jamais ça, c'est ce que j'essaie de faire.

# Posted on Sunday, 29 June 2008 at 10:52 AM